du vrac en veux-tu…

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en voilà! …en même temps, comment vous parler de manière sensée d’un dimanche à la mer, d’un pommier, d’une cruche de pastis « vintage », comment vous expliquer pourquoi j’ai envie de ces deux livres: « la folie sans peine » de Didier Raymond et Clément Rosset et « les malabars sont fabriqués avec de la graisse de porc et les nougats avec des queues de souris » de Patricia Berreby, rien que pour son titre (si quelqu’un l’a lu, j’attends son avis)…comment vous raconter Milan desertée depuis hier, sacro-saint mois d’août oblige, les rideaux baissés devant les boutiques, les kiosques à journaux en berne, les plantes naines que les amis nous somment de garder en leur absence, et comment on se console en éradiquant la pile des livres en attente et quelques moustiques, en buvant l’apéro à tout bout de champ en mangeant des trucs avec les doigts (recette là), en faisant des listes de livres à trouver en France (finalement les oublier, et choisir au hasard une fois sur place)…

se passionner quelques instants pour de jolies éditions de théatre, et me dire finalement que le théatre contemporain, c’est pas mon truc (les dramaturges ayant l’air de croire que, puisque Ionesco se permettait de ne pas faire sonner les horloges, ils peuvent ne pas donner de cohérence à leurs pièces), se rabattre sur « les yeux jaunes des crocodiles » de Katherine Pancol qui m’a plu (qui l’eut cru) malgrès des rebondissements souvent gnangan (non mais franchement, le coup du jumeau, ça marche encore?) et des personnages parfois caricaturaux (la fille ainée, on lui mettrait bien une paire de claque à chaque fois qu’elle s’exprime non?), qui ne m’ont pas empéché de le finir à la plage, preuve en est la marque rose de mon maillot ayant déteint sur la tranche…

et puis aussi, tant qu’on parle de livres, attendre avec impatience les vacances en se plongeant chaque soir dans un formidable livre, le « dictionnaire des lieux imaginaires »… pas un roman donc, mais un réservoir à romans, recenssant les lieux imaginaires de la littérature… soit au moins deux livres convoités par page… sachant qu’il comporte 622 pages, de Abaton, ville à localisation variable que personne n’a jamais atteinte, à Zuy, prospère royaume d’elfes aux Pays-Bas, et qu’il est déjà truffé de post-it alors que j’ai à peine atteint la page 33, qui sait encore jusqu’où il me ménera…


ps: pour les milanais désoeuvrés, entrée gratuite au musée de la Triennale en août!

2 août 2010
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