le vrac du samedi matin…

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je profite de ce samedi matin tranquille (la horde des vindicatifs du 1er mai ne s’est pas encore formée sous mes fenetres et le Mec est parti taper sur des enclumes chez le ferronier…) pour vous faire partager quelques nouvelles et découvertes de la semaine…

j’ai découvert tout d’abord, grâce à l’exposition « l’estetica del sapore, un’arte giapponese » à la Triennale (jusqu’à demain), l’art du pastiche alimentaire japonais, le « mihon », qu’ils disent, où comment façonner des plats appétissants en plastique coloré… ça ne se mange pas, ça ne sert à rien mais c’est bluffant et inodore…

on y croirait non? sympa pour jouer à la dinette…

par la même occasion, j’en ai appris un peu plus sur la raison d’être des assiettes carrées tant honnies… elles servent à présenter les bouchées rondes, tandis que les plats ronds servent à présenter les bouchées carrées, dans un souci d’harmonie visuelle… (et, suivant la même logique, les assiettes carrées sont servies sur des plateaux ronds, et les plats ronds sur des plateaux rectangulaires… vous suivez?)

j’ai découvert un nouvel usage aux pâtes en forme de lettres… on a joué à « des chiffres et des lettres » à l’heure du café… le principe est simple: chacun prend une pincée de lettres et doit former le plus de mots possible, et les plus longs possible, avec les lettres dont il dispose… (qui a dit « z’avez que ça à f… dans la vie?! »)…

j’apprends que la denrée va se marier… vous vous en fichez parce que vous ne savez pas qui est la denrée, mais vous vous en ficherez moins quand vous verrez le fabuleux chapeau que je m’en vais sans nul doute dégotter pour l’occasion… (n’aies pas peur la denrée, si tu veux je me mettrai dans le fond sur les photos!)… une première selection, chez Anthony Peto

et chez Chapeau Claudette (dont j’ai déjà parlé ici...)


et du coup je serai sublime comme la dame là… (mais si)

on va meme faire mieux que ça la denrée… je me contenterai d’un vieux panama en paille, mais toi si tu vois un chapeau sur leur site qui te plait, je te l’offre (mais il faudra prendre des pauses comme la dame sur les photos après…)

en parlant de chapeaux, il ne me semble pas vous avoir parlé de l’affreux doute m’ayant assailli l’hiver dernier en lisant Proust (mais si ça a un rapport, attends la suite pour voir)… Etant donné que les personnages sont pour la plupart d’élégants oisifs dont la vie se partage entre visites, vapeurs et diners, ils portent bien évidemment des chapeaux… et pas n’importe quel chapeau… le plus stylé, le plus haut, le plus pompeux des chapeaux… et c’est là que le doute m’assaille… dans le livre on trouve aussi bien la graphie « chapeau haut-de-forme » que « chapeau haute forme »… n’ayant pas sur le moment de dico sous la main, j’y ai bien réfléchi 3 jours… sans parvenir à départager les deux possibilités… jusqu’à ce que Larousse me sauve avec son « haut-de-forme, hauts-de-forme; nom masculin; chapeau dur à calotte de soie haute et cylindrique, à bord petit, porté lors des cérémonies par les hommes« . voilà

et sinon, je suis tombée dans « io donna » (t’as vu comme je lis des trucs intelligents), le supplément féminin du Corriere della sera, sur cette fabuleuse publicité pour la chirurgie esthétique (non vous ne révez pas), dont les arguments m’ont subjugué par leur éclatante et imparable logique…

« se sentir plus belle dès l’été prochain », « tu n’as que trois mois de temps pour améliorer ta silhouette »…
ah, on sent que l’idée de rapidité est un argument de poids! (je n’arrive pas à attraper le sucre sur l’étagère du haut, c’est possible d’allonger mon bras d’ici ma prochaine visite au supermarché?)
« tes seins sont moins développés que ceux de tes amies? »
arf ouais, j’suis trop jalouse dans les vestiaires pendant le cours d’EPS…
« il s’agira toujours de toi, juste avec plus de poitrine »
ah merde, ça fait pas transfert de personnalité aussi?! parce qu’à choisir, je me serais bien vu en  Marie NDiaye, comme ça j’aurais eu un Goncourt, trop fière! ou alors en Alexandre Diego Gary, comme ça je serais le fils de Romain Gary et Jean Seberg, si c’est pas la classe!
« nous te faisons vivre en bikini, meme au-delà de l’été »
parce que c’est bien connu que quand t’es bien fichue, tu passes ton temps en maillot de bain… si si… imparables je vous dis…

1 mai 2010
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